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Au service de la Syldavie à l'étranger

Muskar XII

Royaume du Pélican Noir

Muskar XII (1894–1975) fut roi de Syldavie de 1937 à 1975 : trente-huit ans de règne, d'une succession disputée à sa mort, six semaines après l'Acte final d'Helsinki. D'autres souverains ont autant pesé sur le destin du Royaume ; aucun n'est aussi connu hors de ses frontières. Les aventures qui se déroulèrent en Syldavie sous son règne, et les albums qu'Hergé en tira, portèrent son nom bien au-delà des Balkans. C'est sur lui, plus que sur tout autre, que le Consulat reçoit des questions.

Photographie sépia d'atelier montrant un nourrisson en longue robe de baptême de dentelle, calé dans les coussins d'un canapé de brocart ; derrière lui un tableau à cadre doré, des roses blanches dans un vase sur un guéridon, une porte à panneaux et un rideau à embrasse et gland ; le carton est corné et piqué.

Le futur Roi en robe de baptême, 1894
Tirage albuminé sur carton. Archives royales de Syldavie

1894 : Le second fils

Le futur Roi naquit le 27 février 1894, sous le règne de Muskar X. Il était le second fils du prince qui régnerait sous le nom de Muskar XI, et le cadet du prince Viktor : à sa naissance, rien ne le destinait au trône. Il appartenait à la maison d'Almaszout, qui donne ses rois à la Syldavie depuis 1277.

Conformément à l'usage syldave, aucun prénom ne figure à son sujet dans les registres de la Couronne : les souverains ne sont connus que par leur nom de règne, et il ne devint Muskar XII qu'à son avènement. Les archives de son enfance le désignent donc uniquement par son titre.

Troupes du Royaume dans les marches orientales, juin 1913

Troupes du Royaume dans les marches orientales, juin 1913
Photographe inconnu. Domaine public, via Wikimedia Commons

1912-1913 : La leçon de Kragoniedin

Le jeune prince avait dix-huit ans quand s'ouvrit la Première Guerre balkanique, le 8 octobre 1912, et dix-neuf quand la Seconde atteignit le sol syldave. L'attaque conjointe ottomane et bordure sur Kragoniedin demeure, dans les marches orientales, le grand souvenir de ces années. La même année, un complot bordure fut éventé jusque dans le Palais royal de Klow. Le traité de Bucarest mit fin à la guerre le 10 août 1913.

Il n'était pas Roi et ne le serait que vingt-quatre ans plus tard. À dix-neuf ans, il avait pourtant retenu la leçon qui gouvernerait tout le reste : un petit pays ne survit pas en étant fort.

Délégués des États balkaniques à la conférence de paix de Bucarest, 1913

Bucarest, 1913 : le délégué syldave est debout dans l'embrasure, derrière les ministres assis
Photographe inconnu. Domaine public, via Wikimedia Commons

1913-1937 : Le long apprentissage

Le quart de siècle qui suivit le traité de Bucarest fut la période la moins spectaculaire de sa vie, mais aussi la plus formatrice. De dix-neuf à quarante-trois ans, il se forma aux affaires du Royaume : les ministères, le chemin de fer, les stations thermales et, surtout, les Archives royales.

Il épousa Milena en 1928. Leur fils, le prince Milan, naquit l'année suivante et devint, à l'avènement de son père, l'héritier de la Couronne.

C'est durant ces années que se forma ce qu'on appela plus tard la doctrine du refus de prise. Elle ne fut jamais formulée par écrit : maintenir des relations stables avec les voisins, éviter les incidents frontaliers et ne fournir aucun prétexte à une intervention étrangère.

Portrait en studio de Sa Majesté le Roi Muskar XII de Syldavie en grand uniforme de colonel de la Garde, une couronne posée sur une table drapée à ses côtés, 1937

Portrait officiel de Sa Majesté le Roi Muskar XII en uniforme de colonel de la Garde, l'année de son avènement
Tirage argentique, 1937. Archives photographiques de la Maison royale

1937 : L'avènement

En 1937, le prince Viktor, frère aîné du futur Muskar XII, se tua au Grand Prix automobile d'Angoulême. Il avait donné au Royaume son aéroport et fondé Syldair ; sa mort fit de son frère cadet l'héritier de la Couronne.

Le roi Muskar XI mourut peu après. À quarante-trois ans, celui que rien ne destinait au trône à sa naissance devint Muskar XII. Milena, qu'il avait épousée neuf ans plus tôt, devint Reine à ses côtés.

Il héritait d'un royaume de quelque 642 000 sujets, bordé de montagnes à l'est et ouvert sur l'Adriatique, avec la Bordurie pour voisin.

Son avènement fixa aussi l'image sous laquelle il resterait connu. Pour les portraits et les réceptions, il portait l'uniforme de colonel de la Garde, à brandebourgs et galon d'or ; le reste du temps, une tenue de ville avec casquette, bottes et culotte. Il se déplaçait en Packard, immatriculée A-11.

Photographie en noir et blanc prise de loin : un homme en pardessus sombre et chapeau homburg, moustache fournie, ganté et une canne à la main, descend les marches d'un bâtiment à colonnes entre deux officiers en uniforme sombre à casquette plate ; une automobile noire occupe le premier plan et un autre homme coiffé d'une casquette se tient de dos ; le cadrage est imparfait et les visages peu nets.

Le prince Karamellovitch quittant l'hôtel Zsnôrr, à Szohôd
Cliché de surveillance, 1937. Archives ZEPO

1937 : Le prétendant

Muskar XII régnait depuis peu lorsqu'un premier complot menaça son trône. La Bordurie soutenait un lointain cousin de la famille royale, le prince Karamellovitch, qui tenta de s'emparer du Sceptre d'Ottokar afin de faire valoir ses prétentions à la Couronne. La tentative échoua.

L'affaire révéla surtout la vulnérabilité du souverain, dont le maintien sur le trône dépendait en partie de la possession du sceptre. Les événements de l'année suivante allaient le confirmer.

Escorte montée de la Garde devant le Palais royal de Klow, sous les drapeaux au Pélican Noir, Saint-Wladimir 1937

La première parade de la Saint-Wladimir du règne, devant le Palais royal, Klow, 15 juillet 1937
Tirage argentique. Archives photographiques de la Maison royale

1938 : La Saint-Wladimir

Le lundi 11 juillet 1938, entre neuf et dix heures du matin, le Sceptre d'Ottokar fut enlevé du château de Kropow. Quatre jours plus tard devait être célébrée la Saint-Wladimir, principale fête religieuse et monarchique du Royaume.

Muskar XII ne l'avait encore célébrée qu'une fois comme Roi. Le 15 juillet, le souverain parcourait traditionnellement Klow en grand uniforme, dans le carrosse royal, le sceptre à la main. Depuis la tentative du baron Staszrvitch contre Ottokar IV, la présence du sceptre était une condition du maintien du Roi sur le trône.

Le Sceptre d'Ottokar →

Un photographe de presse sous son voile, chambre à plaques face au trésor royal dans sa vitrine dorée, couronne sur le coussin et Pélican Noir au sommet du dais, gardes à hallebarde et fonctionnaire au registre, 1938

Le trésor royal photographié pour le procès-verbal, Kropow, juillet 1938
Tirage argentique. Archives royales de Syldavie

1938 : Le complot de la Garde d'acier

C'était la seconde tentative en deux ans, mais celle-ci était préparée à grande échelle. Signé Z.Z.R.K. 1239 par Müsstler, chef de la Garde d'acier, le plan prévoyait la prise successive du poste de radio, du champ d'aviation, de l'usine à gaz, de la centrale électrique, du Palais et de Kropow. Le sigle signifiait Zyldav Zentral Revolutzionär Komitzät, bras armé du parti. Le saccage de commerces bordures devait servir de prétexte à une intervention de la Bordurie.

Le plan reposait sur une particularité du droit syldave : si le Roi paraissait à la Saint-Wladimir sans le sceptre, il perdait la Couronne. Le vol devait donc provoquer sa déchéance et ouvrir la voie au coup d'État. Informé par son ministre qu'il ne pouvait se présenter les mains vides devant la foule, Muskar XII répondit qu'aucun sang ne serait versé pour conserver sa couronne.

Photographie sépia d'une remise de décoration dans une salle du palais : le Roi, en uniforme, épingle une distinction sur un personnage vu de dos, tandis que la Reine, diadème en tête, est assise dans un trône doré à droite ; des gardes royaux en kalpak à plumet encadrent l'estrade sous une haute bannière au pélican noir aux ailes déployées, surmontée d'une couronne, et des courtisans emplissent le premier plan.

La remise de l'Ordre du Pélican d'Or au palais royal de Klow
Tirage argentique d'époque, 1938. Archives photographiques de la Maison royale

1938 : Le Sceptre retrouvé

Le sceptre fut rapporté au Palais royal le 15 juillet à une heure et demie du matin, quatre heures avant le début de la cérémonie, grâce au reporter belge Tintin et à son chien Milou. Tintin fut fait Chevalier de l'Ordre du Pélican d'Or, premier étranger à recevoir cette distinction. Le 15 juillet est depuis célébré comme Journée du Sceptre.

Hergé commença à publier le récit de l'affaire trois semaines plus tard, le 4 août, dans Le Petit Vingtième. Muskar XII devint ainsi le premier souverain syldave connu d'un large public hors du Royaume. L'album, paru en 1939, explique que l'affaire soit encore souvent datée de cette année-là.

Neuf mois après les événements de Klow, le 7 avril 1939, l'Italie envahit l'Albanie et occupa le pays en cinq jours.

Photographie en noir et blanc prise depuis un talus dominant une route de vallée : une femme en fichu et un garçon en casquette se tiennent de dos et regardent passer une colonne de camions bâchés et de charrettes attelées ; en contrebas une voie ferrée et un viaduc de pierre, et au-delà un bourg de maisons blanches avec un minaret et un clocher, sous des montagnes boisées ; le tirage est froissé et corné.

Un convoi sur la route zmyhlpathienne, sous les yeux du village, 1942
Cliché clandestin des Geblêvn. Archives royales de Syldavie

1941-1945 : L'occupation

La doctrine du refus de prise avait tenu quatre ans. Elle échoua le 8 mars 1941, lorsque les divisions bordures franchirent la frontière aux côtés de l'armée allemande. Il n'y avait pas eu de prétexte. Il n'en fallait plus.

Muskar XII n'abdiqua pas et ne quitta pas le pays. Il entra dans la clandestinité et participa à la résistance pendant les quatre années d'occupation. Dans les Zmyhlpathes, ceux qui prirent les armes se donnèrent le nom de Geblêvn : « ceux qui sont restés ».

Le pays connut les réquisitions et le rationnement. Les stations thermales fermèrent et les tramways de Klow furent interrompus faute de courant. Les ressources et les installations du Royaume furent placées au service de l'occupant.

Depuis la clandestinité, l'autorité royale continua notamment à délivrer des documents permettant à des personnes menacées de quitter le pays. Les Archives royales conservent une partie de la correspondance échangée à cette occasion.

Muskar XII reparut le 4 mars 1945, quatre ans presque jour pour jour après son entrée dans la clandestinité, et reprit la tête du Royaume. Le 4 mars est depuis célébré comme Fête de la Libération.

Fusée quittant son portique sous des montagnes enneigées, observateurs en manteaux au premier plan, 1950

Un tir au champ d'essai de Sbrodj, 1950
Service photographique du Centre de Recherche Atomique

1945-1956 : Sbrodj et le Triomphe lunaire

La Syldavie sortit de l'occupation appauvrie mais avec ses frontières intactes. Le gisement des Zmyhlpathes, découvert sous le règne précédent, offrit bientôt au Royaume de nouvelles possibilités. En 1946, Muskar XII décida d'investir massivement dans la recherche scientifique et fit développer le Centre de Recherche Atomique de Sbrodj. Pour un pays de 642 000 habitants, l'effort était considérable.

Il aboutit le 3 juin 1952 au Triomphe lunaire. La fusée syldave atteignit la Lune et plaça pour quelques jours l'un des plus petits États d'Europe au centre de l'attention internationale. L'expédition coûta toutefois la vie à l'ingénieur Frank Wolff, qui se sacrifia pendant le voyage de retour pour sauver le reste de l'équipage.

La Reine Milena mourut en 1955, après dix-huit ans de règne aux côtés de son époux. L'année suivante, Muskar XII accorda au Tongo son indépendance.

Le Triomphe Lunaire →

Photographie en noir et blanc d'un laboratoire vide : un grand réflecteur parabolique poli, monté sur un trépied de bois, occupe la droite et fait face à des paillasses chargées d'appareils, de manomètres, d'ampoules de verre et d'armoires métalliques ; une cloche de verre repose sur un pied de fonte, une caisse de bois et un tabouret sont posés sur le sol de béton, une lampe pend du plafond et les portes sont fermées ; le tirage est monté sur carton, corné aux angles et daté à la main.

Le laboratoire du professeur Tournesol à Moulinsart, en Belgique
Tirage argentique d'époque, daté du 14 mai 1956

1956 : L'Affaire Tournesol

La même année, la Bordurie enleva en Suisse le professeur Tournesol, qui dirigeait à Sbrodj la Section astronautique. Ses recherches sur les ultrasons avaient des applications militaires, et les autorités bordures cherchaient à s'emparer de ses travaux.

Tournesol refusa de collaborer et fut libéré de la forteresse de Bakhine avec l'aide de Tintin et du capitaine Haddock. Dix-huit ans après l'affaire du Sceptre, la Syldavie se trouvait ainsi de nouveau mêlée à une crise avec la Bordurie.

Photographie de presse en noir et blanc prise dans un hall d'assemblage : au fond, les ailerons à damier et les tuyères d'une fusée dressée dans sa charpente métallique, devant de hautes verrières industrielles ; au centre, un homme moustachu en costume sombre écoute un savant en blouse blanche, cheveux en désordre et lunettes rondes, qui explique en désignant l'engin ; au premier plan, des officiels de dos et une casquette d'uniforme.

Le Roi au Centre de Recherche Atomique de Sbrodj, guidé par le professeur Tournesol, 1951
Agence de Presse Royale Syldave (APRS)

1938-1956 : L'entente belge

Les affaires de 1938 et de 1956 avaient créé entre la Syldavie et la Belgique des liens qui ne reposaient sur aucun traité. Tintin avait été décoré à Klow après avoir retrouvé le sceptre ; le professeur Tournesol avait dirigé la Section astronautique de Sbrodj ; trois des quatre membres de la mission lunaire de 1952 étaient belges.

Muskar XII entretint cette relation sans en faire une alliance officielle. Pour la Syldavie, la Belgique présentait aussi l'avantage d'être un petit État européen sans intérêts directs dans les Balkans.

On prête au Roi ce mot : son pays avait été sauvé deux fois par des étrangers, et au moins une fois par un chien.

Portrait officiel en noir et blanc dans un salon lambrissé : un homme âgé en costume sombre, forte moustache grise, est assis et tient sur ses genoux un nourrisson emmailloté dans une longue robe de dentelle ; une femme beaucoup plus jeune, en robe claire, collier de perles et broche, se tient debout à son épaule ; derrière eux, un paysage à cadre doré et un vase sur une console.

Le Roi et la reine Valeska avec le prince Velimir nouveau-né
Portrait officiel, 1969. Archives royales de Syldavie

1957-1969 : Un héritier

En 1957, deux ans après la mort de sa mère, le prince Milan renonça à ses droits dynastiques et prit les ordres. Muskar XII se retrouva ainsi sans héritier direct.

Le Roi se remaria en 1968, à soixante-quatorze ans, avec Valeska, de beaucoup sa cadette. Leur fils Velimir naquit l'année suivante et devint l'héritier de la Couronne. L'âge du Roi et celui de son jeune fils rendaient désormais probable une régence si Muskar XII venait à mourir avant la majorité de Velimir.

Délégués assis en rangées dans la salle à l'ouverture de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe, Helsinki, 1975

Helsinki, juillet 1975 : la délégation syldave est onze rangs en arrière, troisième à partir de la droite
Photographie : David Hume Kennerly, Gerald R. Ford Presidential Library, via Wikimedia Commons

1975 : L'Acte final

Le 1er août 1975, trente-cinq États réunis à Helsinki signèrent l'Acte final, qui consacrait notamment l'inviolabilité des frontières, la non-intervention dans les affaires intérieures et l'égalité souveraine des États.

Muskar XII avait découvert la fragilité de ces principes à Kragoniedin en 1913, puis construit autour d'eux sa politique extérieure une fois devenu Roi. Pendant trente-huit ans, la Syldavie les avait défendus sans disposer d'un traité ou d'une alliance qui lui permît de les faire garantir par d'autres.

Il s'éteignit six semaines après Helsinki, le 9 septembre. Il avait vécu assez longtemps pour les voir enfin inscrits dans un accord européen.

Photographie en couleurs d'un cortège funèbre d'État : un cercueil recouvert d'un drap jaune et noir au Pélican Noir, garni de fleurs blanches, porté sur un affût de canon et escorté par des gardes en shakos à plumet ; derrière lui, une femme en grand deuil sous une mantille de dentelle noire tient par la main un petit garçon en costume sombre portant un grand cordon jaune et une plaque ; des ecclésiastiques précèdent le convoi avec des croix de procession, et la foule borde la rue derrière les barrières

La reine mère Valeska et le jeune Ottokar VI derrière l'affût, Klow, septembre 1975
Marko Vlednik, Agence de Presse Royale Syldave (APRS)

1975 : La succession

À la mort de Muskar XII, la Couronne passa à son jeune fils Velimir, proclamé Roi sous le nom d'Ottokar VI. La reine Valeska assuma la régence.

Muskar XII laissait un royaume indépendant dans ses frontières et une succession assurée. Après trente-huit ans de règne, il demeurait le souverain syldave le plus connu hors du Royaume.

Crédits

Compilé par le Consulat à partir de :

  • Les Archives royales de Syldavie, château de Kropow.
  • Fabry, Jonathan, Presses Universitaires de Klow, 2021 : Histoire de la Syldavie, de l'Antiquité à nos jours, qui fait autorité pour la chronologie dynastique ; son étude du Sceptre d'Ottokar, pour le jour et l'heure des événements de juillet 1938.
  • Figurines Tintin, la collection officielle, n° 20, Le Roi Muskar enfile ses gants, TF1 et Moulinsart, 2012 : l'uniforme du Roi, sa tenue de ville et sa Packard.
  • Goddin, Philippe, Chronologie d'une œuvre, vol. 3, et vol. 6 : les albums d'Hergé.

Sauf mention contraire dans la légende, les photographies proviennent des archives photographiques de la Maison royale et des Archives royales de Syldavie.

Ces pages restent un travail en cours ; les corrections et les compléments sont les bienvenus.

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