De la pechblende aux fusées 1789–1951

L'histoire de Sbrodj commence par une pierre. En 1789, le chimiste Henrïc Klaproth identifia l'uranium dans un éclat de pechblende syldave. Son arrière-petit-fils trouva plus tard la mine dans les Zmyhlpathes et, à Sbrodj, au cœur des mêmes montagnes, le Royaume bâtit le centre qui exploiterait le minerai.

En 1946, Muskar XII décida d'investir massivement dans la recherche scientifique et fit développer le Centre de Recherche Atomique de Sbrodj près du mont Zstopnohle, point culminant des Zmyhlpathes. Pour un pays de 642 000 habitants, l'effort était considérable. Dès 1950, des fusées d'essai s'élevaient du champ de tir de Sbrodj et, en 1951, le Roi visita le Centre, guidé par le professeur Tournesol, chef de la Section astronautique. Le commandement opérationnel revenait au général Baxter, directeur du Centre, qui coordonnait le champ de tir, les dispositifs de sécurité et la liaison militaire autour du travail scientifique.

Vue aérienne en couleur du Centre de Recherche Atomique de Sbrodj : de longs bâtiments de béton, une haute cheminée et un mât radio dans une large vallée entourée de montagnes enneigées
Le Centre de Recherche Atomique de Sbrodj dans sa vallée zmyhlpathienne, 1952

La fusée 1950–1952

Avant d'emporter un équipage, le modèle avait déjà volé. Le programme portait le nom de XFLR, et sa fusée d'essai, la X-FLR 6, fut envoyée autour de la Lune pour en photographier la face cachée. Sur le chemin du retour, des agents étrangers s'en emparèrent ; plutôt que de la laisser tomber entre leurs mains, le Centre la fit exploser. Le moteur atomique, la trajectoire lunaire et le téléguidage avaient alors tous fait leurs preuves.

Ce que ces agents savaient, ils l'avaient appris à Sbrodj même. Le Centre était travaillé de l'intérieur par un réseau étranger installé à Klow, qui obtint d'abord la liste complète du personnel de l'Atelier principal, puis les documents techniques eux-mêmes, sortis par la grille d'un ventilateur. Les mesures de protection furent considérablement renforcées. L'origine de la fuite ne fut pas établie cette année-là.

Financée en secret et développée sous la protection du gouvernement, la fusée qui emporterait l'équipage fut conçue et construite sous la direction du professeur Tournesol. Sa silhouette à damier rouge et blanc est depuis devenue l'une des images les plus familières du Royaume : chaque Journée du Triomphe Lunaire, les écoliers doivent la dessiner.

La fusée lunaire sur son aire de lancement, vue en contre-plongée : la coque à damier rouge et blanc et ses trois ailerons s'élevant entre deux portiques de service métalliques, des équipes en combinaison blanche sur les passerelles et devant un sas d'accès ouvert dans la coque, la Lune visible en haut à droite
La fusée lunaire sur son portique à Sbrodj, quelques semaines avant le vol du 3 juin 1952
Centre de Recherche Atomique de Sbrodj Section astronautique

Le modèle 3D n’a pas pu être chargé.

Caractéristiques techniques Fusée lunaire XFLR (1952)
Hauteur
Près de 75 mètres
Étages
1 : fusée monobloc, entièrement réutilisable
Moteur principal
Atomique (plutonium), pour la traversée, à accélération continue ; hydrogène liquide chauffé à plus de 2 400 °C comme fluide propulsif ; pouvait être arrêté et rallumé en vol
Moteur auxiliaire
Chimique, pour le décollage et l’atterrissage, afin de ne pas contaminer l’atmosphère terrestre
Ergols
Acide nitrique, aniline et hydrogène liquide
Blindage antiradiations
Protection contre les radiations du plutonium
Protection thermique
La tournesolite, alliage inventé par le professeur Tournesol
Vitesse
45 km/s
Traversée Terre–Lune
Environ 4 heures
Gravité à bord
Pesanteur créée par l'accélération continue du moteur atomique ; plancher et semelles magnétiques lorsque le moteur était coupé
Structure
3 ailerons stabilisateurs surdimensionnés, train d’atterrissage télescopique, centre de gravité abaissé
Aménagements
Poste de pilotage, sièges inclinables pour les phases d’accélération (disposition reprise des pilotes de chasse), « chambre » pressurisée pour l’équipage
Livrée
Pointe et ailerons rouges, fuselage à damier rouge et blanc ; un motif de suivi du roulis hérité des V2 allemandes d’essai
Modèle numérique
Fusée par readerror · GLB
Silhouette d’échelle
Low Poly Male Base, wh_nerevar (CC BY 4.0)
Fond
NASA/JSC / NARA, AS11-44-6553
1952. La fusée qui emporterait l’équipage, conçue et construite sous la direction du professeur Tournesol. Près de 75 mètres de haut ; la silhouette près des ailerons mesure 1,80 m.

Ses performances étonnent encore. D’après les chiffres de l’adaptation elle-même, la traversée dure entre trois heures et demie et quatre heures, contre environ 73 heures pour Apollo 11 : à ce jour, aucune mission habitée vers la Lune ne s’en est approchée. En 2024, le physicien Jacques Treiner l’a même calculée plus courte encore : 192 minutes.

L'équipage

La mission officielle comptait quatre membres : le reporter belge Tintin, le capitaine Archibald Haddock, le professeur Tournesol, qui en assurait la direction scientifique, et l'ingénieur syldave Frank Wolff, le moins connu des quatre. Trois des quatre étaient belges ; Wolff était le seul Syldave. Milou, le fox-terrier à poil dur de Tintin, les accompagnait comme prévu. Le manifeste était moins fiable que ne l'imaginaient les responsables de la mission.

Décollage 3 juin 1952

La fusée décolla de Sbrodj à 1 h 34 du matin. Les Dupondt, qui avaient compris 13 h 34, se trouvaient encore à bord au moment du départ : c'est ainsi qu'ils firent le voyage sans y avoir été conviés.

L'aller 3 juin

Le capitaine Haddock profita de la confusion pour s'isoler : il renvoya les Dupondt à l'étage, disant avoir un travail important, de ceux qu'on fait seul. Son traité d'astronomie était évidé, et cachait une bouteille de whisky embarquée au mépris du règlement.

Un vieux livre ouvert sur un établi d'acier, ses pages découpées en logement pour une bouteille de Loch Lomond single malt ; la page de gauche porte TRAITÉ D'ASTRONOMIE sous une petite Saturne. Autour : une timbale émaillée au sceau du Centre de Recherche Atomique de Sbrodj, des cartes du ciel sur une planchette, une mallette d'instruments noire, un journal de bord et une chemise marquée SPRODJ 1952.
Contrebande : le Loch Lomond du capitaine, Sbrodj, 1952

Il n'attendit pas longtemps pour y goûter. Là-haut, pendant ce temps, la canne de l'un des Dupondt s'accrocha à un levier du tableau de bord et le tira : le moteur atomique s'arrêta, et avec lui la poussée qui tenait lieu de pesanteur à bord. Tout ce qui n'était pas fixé se mit à flotter, l'équipage compris.

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Poste de pilotage · 3 juin 1952 · comportement d’un liquide libre

Pesanteur contre tension superficielle

Coupez la poussée du moteur atomique et observez l’échantillon. Puis rétablissez-la.

Pesanteur apparente 1 g Moteur atomique : poussée nominale Interrupteur général. Manœuvre hors procédure interdite.

Accélération : 1 g. Le liquide repose dans le verre.

Expérience illustrée : la perturbation est imposée. La référence sphérique suppose une goutte sans rotation, de surface minimale. Le mouillage et l’adhésion interviennent au contact du verre. Déformation, éclaboussures, contacts et remplissage automatique sont schématiques.

Ce que montre l’expérience Moteur coupé, Haddock et les objets flottent : ils sont en impesanteur. La gravité agit toujours, mais elle entraîne la fusée et son contenu ensemble. Rien ne les plaque donc au plancher. Quand le moteur redémarre, le plancher les pousse à nouveau : leur poids apparent revient. Pour le whisky, une perturbation est nécessaire pour le faire sortir du verre ; la tension superficielle arrondit ensuite la goutte libérée.

Journal de bord, 3 juin 1952 ; calculs du professeur Tournesol, Section astronautique, Sbrodj ; adaptation d’Hergé, On a marché sur la Lune, p. 6 · H. Rodot, C. Bisch et A. Lasek, « Zero-gravity simulation of liquids in contact with a solid surface », Acta Astronautica 6 (1979), 1083-1092.

Le moteur relancé, tout le monde retomba au plancher. Ivre et furieux, le capitaine laissa un mot, sortit par le sas et devint brièvement un satellite de l'astéroïde Adonis.

J'en ai plein le dos de votre maudite fusée ! Je rentre à Moulinsart.
Le mot du capitaine Haddock
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Adonis · astéroïde 2101 · vol aller, 3 juin 1952

Adonis, et un satellite du nom de Haddock

Où se trouvait Adonis, et les vitesses nécessaires pour graviter autour de lui.

Faites glisser la date. Les positions entre échantillons sont interpolées linéairement ; les distances sont approximatives. Le trait relie la Terre à Adonis.

Ce que montre la simulation Un astéroïde dont l’orbite croise celle de la Terre n’est pas toujours proche de la Terre. Sa position à la date choisie compte autant que le tracé de son orbite.

Méthode et sources

Positions d’Adonis et de la Terre : JPL Horizons, coordonnées héliocentriques écliptiques J2000, échantillonnées tous les 30 jours de 1936 à 2037 et chaque jour autour des quatre moments épinglés ; le plan néglige la faible inclinaison (1,32°), la distance affichée la garde. Orbites des planètes d’après les éléments moyens J2000. Ellipse d’Adonis d’après les éléments du JPL : a 1,87 ua, e 0,764, périhélie 0,44 ua, aphélie 3,31 ua, 937 jours.

Le passage de 1936 : 2,22 millions de km le 7 février d’après les données d’approche du JPL (les échantillons quotidiens tracés ici donnent environ 2,3) ; la première observation enregistrée par le JPL date du 21 février. Le 3 juin 1952, il se trouvait à environ 396 millions de km de la Terre, s’éloignant à 26 km/s. Prochain passage : le 7 février 2036, à 5,34 millions de km. Les positions sont l’éphéméride intégrée du JPL pour la solution d’orbite 53, ajustée sur les observations depuis 1936, et non une propagation à deux corps.

Le bac à sable : deux corps, l’astéroïde pris pour une sphère de masse volumique 2,0 g/cm³ (hypothèse ; aucune mesure n’existe), au mille du professeur (1,61 km) ou aux 0,6 km de diamètre du JPL. Vitesse orbitale √(GM/r), vitesse de libération √(2GM/r) ; la trajectoire est intégrée sur 48 heures au plus. À la taille du professeur, une orbite à 300 m de hauteur demande environ 0,5 m/s ; à celle du JPL, environ 0,2 m/s.

Calcul : Raluca Zieverdwoud, Section astronautique, Centre de Recherche Atomique de Sbrodj · Éphéméride : JPL Horizons et Small-Body Database

Tintin sortit à son tour, amarré à l'échelle extérieure. Tournesol rapprocha la fusée et coupa le moteur, et Tintin attrapa le capitaine au lasso. Mais Adonis attirait maintenant la fusée : il fallut redémarrer alors que tous deux étaient encore dehors, retenus par la corde. Ils regagnèrent le sas.

Haddock venait d'accomplir la première sortie dans l'espace ; Tintin, le premier sauvetage.

L'alunissage 3 juin

Quelques heures plus tard, la fusée se posa dans le cirque d'Hipparque, et Tintin devint le premier homme à fouler le sol lunaire.

Pour la première fois sans doute dans l'histoire de l'humanité, on a marché sur la Lune !
Tintin

La mission souleva dans tout le Royaume un enthousiasme sans précédent. Les citoyens se pressèrent devant les vitrines des rares magasins équipés de téléviseurs pour suivre la retransmission en direct depuis le Centre de Recherche Atomique de Sbrodj. Au bout de douze minutes, le signal lunaire fut interrompu et remplacé par une rediffusion du jeu télévisé La Roue du Pélican.

La panne fit scandale dans tout le pays. Certains rapports internes de la ZEPO (Zekrett Politzs), divulgués et largement relayés par la presse, évoquèrent une possible interférence bordure. Une enquête parlementaire fut ouverte et plusieurs hauts responsables de la télévision nationale présentèrent leur démission. La véritable cause de l'interruption ne fut jamais établie avec certitude.

Photographie en noir et blanc de citoyens rassemblés dans la rue, regardant la télévision à travers la vitrine d'un magasin
Foule devant la vitrine d’un magasin de la rue Horia, Klow, 3 juin 1952
Photographie en noir et blanc d'un studio de télévision : un animateur en costume folklorique brodé désigne une grande roue de loterie numérotée de 5 à 100, frappée en son centre d'un pélican couronné, sous une enseigne où on lit Dze Râdcz fan dze Pelikancz ; à droite, une jeune femme en costume traditionnel ; à gauche, un orchestre folklorique devant un décor peint de château ; au premier plan, une caméra de studio et l'équipe de production, de dos.
Le plateau de La Roue du Pélican, le jeu télévisé qui remplaça le signal lunaire

Sur la Lune 3–6 juin

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Site d’alunissage · 03/06/52

Où la fusée s’est posée

Repérez le site d’alunissage, puis explorez le terrain alentour.

La Lune vue depuis Sbrodj le soir du 3 juin 1952, croissante et éclairée par la droite. Le cirque d’Hipparque est entouré juste au sud-est du centre de la face visible, Ptolémée à côté, et le site d’Apollo 11 est signalé dans la mer de la Tranquillité.

Cirque d’Hipparquealunissage, 03/06/52

Ptoléméeles grottes, 06/06/52

Apollo 11alunissage, 20/07/69 · mer de la Tranquillité

Gros plan des cirques d’Hipparque et de Ptolémée sous la lumière du soir du 3 juin 1952, avec le point d’alunissage marqué au centre d’Hipparque et un tracé en pointillé jusqu’à Ptolémée pour le char lunaire.

Cirque d’Hipparque · 144 km

Point d’alunissage5,36° S, 4,91° E

Ptolémée · 154 km

06/06/52 : en char vers les grottes

La Lune vue depuis Sbrodj le soir du 03/06/52, éclairée à 78 %.

La lumière de ce soir-là : à Hipparque, le Soleil s’était levé le 31/05/52 et se tenait à 45° au-dessus de l’horizon est. Relief exagéré ×2,5.

Pour lire la carte Hipparque et Ptolémée se trouvent sur la face de la Lune visible depuis la Terre.

Apollo 11 s’est posé à 590 km de là. Phase et orientation calculées d’après les éphémérides JPL DE421 pour le 03/06/52 à 22 h SRT, depuis Sbrodj.
Images : NASA Scientific Visualization Studio (LRO : couleurs LROC, relief LOLA), rendu pour cette page.

Il était prévu de rester une journée lunaire entière, soit quatorze jours terrestres ; l'équipage en passa six et demi, du 3 au 9 juin. Le journal de bord du professeur Tournesol consigne le travail heure par heure ; le journal de mission, en fin de page, met chaque moment en regard de la planche de l'adaptation d'Hergé où le retrouver.

Le déchargement fut terminé avant minuit le premier jour ; Tournesol et Frank Wolff avaient commencé à installer l'observatoire, tandis que Tintin et le capitaine Haddock entamaient le montage d'un char lunaire.

Dire que nous foulons ce sol de la Lune où jamais la main de l'homme n'a mis le pied !
Dupond

Vinrent ensuite le télescope, les caméras et le théodolite ; Tournesol et Wolff consacrèrent leurs journées à l'étude des rayons cosmiques et à des observations astronomiques, consignées au fur et à mesure dans les registres I et II. Au soir du 5 juin, le journal note le char prêt à servir.

Le 6 juin, Wolff, le capitaine, Tintin et Milou partirent à bord du char vers les grottes proches du cirque de Ptolémée, où ils trouvèrent des stalactites, et de la glace au fond d'une crevasse où Milou était tombé ; Tintin le remonta.

Sabotage 6 juin

Le colonel Boris Jorgen, traître de l'affaire du Sceptre de 1938, passé au service de la Bordurie, s'était caché dans la soute avant le lancement. Le 6 juin, pendant la sortie du char vers Ptolémée, il tenta de s'emparer de la fusée pour abandonner les autres. La tentative échoua, mais la fusée en sortit endommagée. Avant de pouvoir quitter la Lune, l'équipage devrait la réparer sur place.

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Le modèle 3D n’a pas pu être chargé.

Caractéristiques techniques Char lunaire (1952)
Type
Char de reconnaissance, embarqué en pièces détachées, monté sur la Lune
Dimensions
4,7 m de long, 2,5 m de large
Cabine
Pressurisée et isolée
Train de roulement
Chenilles
Moteur
Électrique, alimenté par batteries ; batteries de secours
Autonomie
48 heures
Oxygène
Réserve en bouteilles
Équipement
Radar, liaison radio avec la fusée, 2 projecteurs, treuil, crochet
Outillage
Pelle et pioche, fixées sur les flancs
Sort
Abandonné sur la Lune le 9 juin 1952 ; ses bouteilles d’oxygène reprises à bord de la fusée comme dernières réserves ; un message scellé laissé à l’intérieur pour ceux qui arriveraient un jour jusque-là
6 juin 1952. Rentrant plus tôt que prévu des grottes de Ptolémée, le professeur Tournesol, le capitaine Haddock et les Dupondt voient depuis le char la fusée s’élever sans eux.

De l'air pour quatre 6–9 juin

La fusée avait été approvisionnée en air pour quatre personnes et un chien. Elle emportait six passagers connus, sans compter Milou ; Jorgen faisait le septième. Dès le vol aller, privé de pipe « sous prétexte d'économiser l'oxygène », le capitaine Haddock somma les Dupondt de cesser de pleurnicher : « ça dégage de l'acide carbonique, tonnerre de Brest ! » Rationnant l'air pour six personnes, le professeur Tournesol ramena ensuite le séjour de quatorze jours à dix. Il ignorait alors qu'un septième passager respirait à bord.

Les réparations puiseraient dans la même réserve d'air, et l'estimation de Tournesol ne laissait aucune marge :

À première vue, j'estime qu'il nous faudra au moins quatre jours pour effectuer les réparations nécessaires. Ajoutez à cela le temps du voyage de retour… Or, il nous reste, au maximum, pour quatre jours d'oxygène ! Cela signifie qu'après avoir employé nos dernières forces à remettre la fusée en marche, nous risquons d'arriver sur la Terre à l'état de cadavres !
Le professeur Tournesol

Les réparations durèrent soixante-douze heures. Le char et les instruments d'optique restèrent sur la Lune ; seules leurs bouteilles d'oxygène revinrent à bord, comme dernières réserves. Avant de remonter à bord, Tintin annonça par radio que le message destiné aux hommes qui, après eux, arriveraient peut-être un jour jusque-là avait été enfermé dans le char. Sept personnes quittèrent la Lune le 9 juin, à 16 h 52. Le calcul ne laissait à l'équipage qu'une seule variable à sa portée : le nombre de personnes qui respiraient.

Frank Wolff 9 juin

Frank Wolff, ingénieur à l'Atelier principal, était l'homme que le réseau de Klow tenait à l'intérieur. Endetté, il avait été approché par Miller, l'agent étranger qui le dirigeait. Un arrangement suivit, puis les documents techniques. La fuite de 1950 venait de lui.

Sur le chemin du retour, Jorgen braqua son pistolet sur l'équipage. Wolff s'interposa ; le coup partit pendant la lutte et Jorgen fut tué. Il restait six personnes à bord, et l'air ne suffisait toujours pas pour atteindre la Terre.

Wolff fut placé sous la surveillance des Dupondt ; il attendit qu'ils s'endorment et quitta la fusée par le sas. L'équipage crut d'abord à un sabotage, avant de trouver sa lettre d'adieu :

Lorsque vous trouverez ces lignes, j'aurai quitté la fusée.
Moi parti, j'espère que vous aurez assez d'oxygène pour arriver vivants jusqu'à la terre.
Inutile de me rechercher, vous savez bien que j'aurai disparu à jamais dans l'espace.
Pardonnez-moi le mal que je vous ai fait.
Lettre d'adieu de Frank Wolff, 9 juin 1952

Wolff fut le premier Syldave dans l'espace. Le Royaume lui décerna à titre posthume ses plus hautes distinctions, sans rien retirer de son dossier.

Le retour 9 juin

Le sacrifice de Wolff fit gagner du temps, sans écarter le danger. À une heure environ de la Terre, Tintin appela Sbrodj par radio :

L'atmosphère devient irrespirable… Et la dernière bonbonne des scaphandres a été utilisée !… Déjà mes compagnons gisent sans connaissance… Je me demande si nous arriverons vivants…
Tintin, message radio à Sbrodj
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Registre d’oxygène · Mission XFLR · 3 au 9 juin 1952

Modèle de réserve O₂

Comparez la consommation d’oxygène de l’équipage au fil de la mission.

Méthode, chiffres et sources

Source primaire : On a marché sur la Lune (édition française), p. 32 (le journal de bord ; le séjour ramené à 10 jours), p. 48 (l’estimation du professeur : 4 jours de réparations, 4 jours d’air), p. 50 (72 heures ; décollage de la Lune le 9 juin à 16 h 52).

O₂(t) = 100 % − c · ∫ (n(t) + w(t) · (a − 1) + pipe) dt, avec t en jours. n(t) est la charge respiratoire (1 par personne, 0,2 pour Milou), w(t) le nombre de personnes au travail et a leur facteur métabolique (1 au repos). pipe = nombre de pipes par jour × 8/1440, exprimé en consommation équivalente de personnes au repos.

c = 90 % ÷ (4,2 × 14 jours) ≈ 1,53 % de R par personne et par jour au repos : R était prévue pour 4 personnes et un chien pendant 14 jours, avec un dixième en réserve. Milou compte pour environ 0,2 personne (loi métabolique en masse puissance 0,75, pour un chien d’environ 8 kg). Pour 6 personnes, le même calcul donne 9,5 jours : les « dix jours » du professeur.

Chronologie d’après le journal de bord du professeur et le registre : décollage le 3 juin à 1 h 34 ; le char lunaire part pour Ptolémée le 6 juin à 12 h 35 et la tentative a lieu pendant cette sortie, placée ici à 16 h 52 pour que les « soixante-douze heures » de réparations s’achèvent au décollage de 16 h 52 le 9 juin ; le retour dure environ 3,6 heures (3 h 34 selon sciences.amatheurs.fr ; la cinématique de Treiner, 2024, donne moins : 192 minutes), atterrissage vers 20 h 28. Jorgen tué vers 50 minutes de vol, le geste de Wolff vers 1 h 30, la dernière bonbonne vers 2 h 45.

Les quatre jours annoncés au moment de la tentative n’expliquent pas une réserve presque vide après 72 heures de réparations à consommation inchangée. Cette reconstitution reprend la chronologie du récit et ajuste le facteur métabolique des réparations pour laisser une faible réserve à l’arrivée : a ≈ 2,11 pour les cinq personnes libres. Les deux prisonniers gardés en bas (album p. 48) et Milou restent au rythme de repos. Sous ces hypothèses, il manquerait environ 9 minutes à six personnes ; cinq arrivent avec environ 14 minutes de marge. Ce sont des résultats du modèle, pas des mesures consignées. Le facteur est une moyenne sur les périodes de travail, de repos et de sommeil. Pour situer l’ordre de grandeur, la NASA utilise une référence de 0,84 kg d’oxygène par membre d’équipage et par jour.

La pipe du capitaine : une pipe d’environ 2,5 g de tabac brûle à peu près 3 g d’oxygène (chaleur de combustion du tabac 14 à 18 kJ/g ; règle de Thornton, 13 kJ par gramme d’oxygène), soit l’oxygène qu’une personne consomme au repos en 8 minutes environ. Hypothèse de cette reconstitution ; Lehoucq et Mochkovitch (Mais où est donc le temple du Soleil ?, 2003) ont calculé l’oxygène d’un fumeur de pipe et sont la source à comparer.

La pression en cabine n’est pas calculée. Étendre le modèle au CO₂ demanderait le volume libre de la cabine et la capacité d’élimination des absorbeurs, non documentés dans le registre de mission. Le dialogue du vol aller évoque le gaz carbonique (album p. 3).

O₂ : NASA · Design and Analysis of a Flexible, Reliable Deep Space Life Support System

CO₂ / CO : NASA · Carbon Dioxide · ATSDR · Carbon Monoxide

Ce que montre la simulation Une même réserve dure moins longtemps lorsque davantage de personnes respirent, ou lorsqu’elles travaillent plus intensément. Des réparations plus courtes économisent l’oxygène et avancent le retour. Les marges affichées dépendent des hypothèses : le facteur métabolique de 1952 a été ajusté au récit de la mission, pas mesuré.

Ce modèle ne calcule ni l’accumulation de CO₂, ni son élimination par les absorbeurs. Si ceux-ci sont insuffisants, le CO₂ expiré peut rendre l’air dangereux bien avant l’épuisement de l’oxygène. L’interdiction de fumer prend aussi tout son sens : la pipe du capitaine consomme de l’O₂ et produit du CO₂, du monoxyde de carbone (CO) et des fumées. Le réglage « Charge pipe » ne compte que l’oxygène consommé ; il ne prédit pas la durée de survie de l’équipage.

Calcul : Raluca Zieverdwoud, Section astronautique, Centre de Recherche Atomique de Sbrodj

Tintin perdit connaissance à son tour. Il reprit ses esprits assez longtemps pour enclencher le pilote automatique, et la fusée les ramena d'elle-même. Elle se posa à Sbrodj le soir du 9 juin ; l'équipe de secours les ranima.

Photographie en couleur, au crépuscule : deux camions de pompiers rouges et une ambulance bleu et crème, vus de dos, foncent phares allumés sur une plaine poussiéreuse vers la fusée à damier rouge et blanc, qui se pose dans un nuage de fumée éclairé par la flamme du moteur ; des pylônes à projecteurs allumés, des véhicules alignés au loin, des montagnes enneigées et un ciel de soleil couchant
L'équipe de secours rejoint la fusée, Sbrodj, soir du 9 juin 1952. L'adaptation d'Hergé montre la scène en plein jour.

Le Triomphe éclipsé 1952

L'équipage rentra ; ses photographies, non. Le rapport technique de 1952 constate des films fortement voilés, retient deux hypothèses, l'exposition aux radiations cosmiques et une interférence avec les installations électromagnétiques de la fusée, et conclut : cause indéterminée. Seuls quelques négatifs partiellement voilés purent être récupérés.

Une douzaine de photogrammes partiellement voilés sont conservés aujourd'hui dans les archives de Sbrodj ; les six présentés ici en font partie. Ils sont gardés dans des réserves climatisées, et la Commission Royale pour l'Authenticité Historique a recommandé de reporter toute reconstruction, estimant que « ce qui ne peut être rendu avec excellence ne devrait pas être rendu du tout ».

La version d'Hergé 1950–1954

En Syldavie, la première expédition lunaire entra aussitôt dans l'histoire nationale. À l'étranger, elle fut connue et commentée, mais on n'en avait presque rien vu : ce sont les adaptations en bande dessinée d'Hergé, Objectif Lune (1953) et On a marché sur la Lune (1954), qui donnèrent au reste du monde la représentation durable de la fusée syldave et de son voyage. C'est aussi de ces deux dates que viennent les écarts cités à l'étranger : seize ans entre Objectif Lune et Apollo 11, quinze depuis On a marché sur la Lune. Depuis le vol lui-même, il y en a dix-sept.

Hergé suivait l'affaire dès ses débuts. Ses premières planches consacrées aux préparatifs parurent dans le Journal de Tintin le 30 mars 1950, l'année des premiers tirs d'essai. On a longtemps raconté qu'il s'était rendu à Sbrodj ; aucune trace ne l'atteste. Il se documentait abondamment sur l'espace, notamment dans les publications d'Alexandre Ananoff.

Or, l'année des fuites, paraissait à Paris L'Astronautique d'Ananoff, dont plusieurs illustrations présentent des dispositions remarquablement proches de celles de la fusée alors en construction à Sbrodj, en particulier le poste de pilotage.

À partir de 1951, les Studios travaillèrent d'après une maquette. Arthur Vannoeyen construisit un modèle détaillé de l'intérieur de la fusée, à partir duquel Bob De Moor dessina les décors sous tous les angles, afin que les déplacements de l'équipage demeurent cohérents d'une case à l'autre. En février 1952, Hergé emporta cette maquette à Paris pour la montrer à Ananoff.

La parution dans le Journal de Tintin s'était interrompue le 7 septembre 1950, au moment où le programme passait sous le secret. Elle ne reprit que le 9 avril 1952, moins de deux mois avant le décollage, et se poursuivit jusqu'au 30 décembre 1953. La lettre d'adieu de Wolff y parut entière ; pour l'album, sous la pression de Casterman et des milieux catholiques, Hergé y substitua l'espoir d'un miracle.

En Syldavie, les albums ne se substituèrent jamais aux faits : la mission de 1952 appartenait déjà à la mémoire nationale. Ailleurs, il en alla autrement. Une bande dessinée se lit comme une histoire et, pour la plupart de ses lecteurs, le premier voyage sur la Lune demeura donc ce qu'Hergé en avait fait : un récit précis, plutôt qu'un événement dont ils avaient vu les images.

Le second alunissage 21 juillet 1969

Dix-sept ans plus tard, le 21 juillet 1969, Neil Armstrong et Buzz Aldrin marchèrent à leur tour sur la Lune.

L'événement, admirablement orchestré par les agences américaines, fut suivi en direct par plus de 600 millions de téléspectateurs sur tous les continents, un record pour l'époque. L'idée s'imposa partout que les États-Unis avaient été les premiers sur la Lune ; la Syldavie, fidèle à sa réserve scientifique, observait en silence.

Sous le bruit des tambours, la vérité laboure en silence.
Chant populaire syldave, vallée du Moltus

Reconnaissance 1959–2025

La mémoire belge conserve elle aussi une trace de cette antériorité. Dirk Frimout gagna l’espace le 24 mars 1992, près de quarante ans après Tintin, Haddock et Tournesol. Dans son histoire de la participation belge à l’aventure spatiale européenne, l’Agence spatiale européenne le décrit comme le premier Belge à voyager dans l’espace, en précisant : « après Tintin ».

Pendant des décennies, certains esprits sceptiques continuèrent de mettre en doute l’exploit américain, convaincus que le récit officiel dissimulait une autre vérité. Ils n’avaient pas tout à fait tort, mais pas pour les raisons qu’ils imaginaient : la conquête qu'ils croyaient imaginaire avait simplement eu lieu plus tôt, sous drapeau syldave.

La reconnaissance officielle venue des États-Unis eux-mêmes prit une autre voie. Il fallut soixante-treize ans après l'alunissage, et elle ne vint ni d'une note diplomatique ni d'un congrès scientifique, mais des marges d'une bande dessinée.

On a marché sur la Lune était arrivé à la NASA avant Apollo : des membres du personnel de l'agence l'avaient lu peu après sa parution en anglais, en 1959, a indiqué la NASA à franceinfo. Son grand succès vint après les premiers pas d'Armstrong : l'album prit la tête des ventes de Tintin et n'a plus quitté le trio de tête depuis, avec neuf millions d'exemplaires vendus selon son éditeur, Casterman.

Le dossier s'est enrichi depuis. Outre les négatifs voilés conservés à Sbrodj, les pièces les plus nettes viennent des astronautes américains eux-mêmes : entre 2009 et 2015, plusieurs d'entre eux ont reconnu de leur propre main que Tintin avait marché sur la Lune avant eux. L'inscription de Buzz Aldrin est la plus limpide :

Premiers marcheurs lunaires après Tintin.
Buzz Aldrin, Apollo 11 (1969)

Cet album, une édition de 1962 dédicacée par Hergé et six astronautes d'Apollo, a été adjugé ₭89 millions (environ 71 000 €) en 2025, un record mondial aux enchères. Le compte rendu de la vente publié par le Consulat reproduit les six témoignages dans leur intégralité.

Les pas ont été reconnus de la main ; la glace, par l'instrument. Le journal de bord du professeur Tournesol la consigne dans une crevasse près du cirque de Ptolémée en juin 1952 ; la première observation directe de glace d'eau à la surface de la Lune a été publiée en 2018 par l'équipe de Shuai Li, qui l'a identifiée dans les cratères en obscurité permanente des deux pôles, à partir des données du Moon Mineralogy Mapper de la NASA embarqué sur la sonde indienne Chandrayaan-1. Le Royaume relève les soixante-six ans, et n'insiste pas sur le fait que sa propre glace se trouvait près de l'équateur.

Deux cartes polaires de la Lune côte à côte, le pôle sud à gauche et le pôle nord à droite, la surface grise nuancée selon la température et les emplacements de glace marqués en cyan, groupés dans l'ombre des cratères près de chaque pôle
Glace d'eau aux pôles de la Lune, cartographiée en 2018

Mémoire Chaque 3 juin

Chaque 3 juin, la Journée du Triomphe Lunaire donne lieu à des cérémonies à Sbrodj, à des lancements de fusées miniatures et à des reconstitutions télévisées du décollage, et de nouveaux timbres commémoratifs sont émis.

À Sbrodj même, les Sprodj Wanderers disputent chaque juin un match d'apparat du Triomphe Lunaire, leurs supporters se levant en une lente « vague lunaire » flottante. La langue syldave garde le vocabulaire scientifique introduit par le programme, ainsi que des formes françaises et néerlandaises apportées par ses savants belges. La tradition scientifique, elle, se poursuit : l'Observatoire Royal Météorologique présente son programme d'observation de la Terre HVEGHI-1 comme son héritier.

En juin 2026, la rétrospective « De Sbrodj aux étoiles » de la Cinémathèque Royale a présenté pour la première fois au public des images en couleur du centre de recherche, longtemps classifiées, ainsi qu'une copie restaurée du documentaire « Les Hommes de Sbrodj » (1954), dans le cadre d'un cycle consacré aux exploits dont il ne reste pas d'images. Sur Pelflix, la série Sbrodj : Ombres de la Stratosphère place les ingénieurs du Centre, Wolff en tête, au cœur de son récit.

Les hommages rendus à la fusée se sont montrés moins fidèles à son équipage. Le set LEGO de 2026 reproduit la fusée pièce par pièce et cinq de ses voyageurs en minifigurines ; la livrée de Brussels Airlines porte elle aussi la fusée et une partie de l'équipage. Ni l'un ni l'autre ne montre Frank Wolff.

La fusée reste l'image du Triomphe Lunaire. Wolff, lui, a un mémorial : il se dresse sur le Square des héros, à Klow. Chaque 3 juin, le Royaume y rappelle le nom de l'homme dont le sacrifice rendit le retour possible.

Statue de pierre claire de Frank Wolff en long manteau, une main posée sur un globe, sur un socle de granit gravé FRANK WOLFF 1906-1952 au-dessus d'une ligne en syldave, entre deux bas-reliefs, la fusée sur son aire de lancement et Wolff au tableau noir ; des couronnes à rubans jaunes et noirs à son pied, une garde d'honneur et des drapeaux en berne derrière, les têtes de la foule au premier plan
Mémorial Frank Wolff, Square des héros, Klow, 3 juin 2025

Centre de Recherche Atomique de Sbrodj Section astronautique

Concordance · Journal de mission · 03/06/52 – 09/06/52

Journal de mission, 3–9 juin 1952

Le déroulé tel que le consignent les registres de la Section, et, pour chaque moment, la page de l’adaptation d’Hergé où le lecteur peut le retrouver. La Section publie cette concordance à l’intention des lecteurs de l’adaptation, qui reste le récit le plus lu de la mission. Les heures que les registres ne donnent pas sont dites non consignées ; celles que la Section a reconstituées sont dites reconstituées.

Date et heure Événement Où le lire
3 juin, 1 h 34 Décollage de Sbrodj ; les Dupondt encore à bord Adaptation, p. 3
3 juin, heure non consignée Le capitaine Haddock sort par le sas et se satellise autour d’Adonis Adaptation, p. 8
3 juin, heure non consignée Alunissage dans le cirque d’Hipparque ; premiers pas de Tintin Adaptation, p. 25 ; durée de la traversée : reconstitution d’après sciences.amatheurs.fr
3 juin, 23 h 45 Déchargement terminé ; observatoire commencé ; montage du char entamé Journal de bord, reproduit p. 32
4 juin, 8 h 30 Télescope monté, caméras en place, théodolite en état de marche ; rayons cosmiques, registres I et II Journal de bord, reproduit p. 32
5 juin, 19 h 20 Char lunaire prêt à servir Journal de bord, reproduit p. 32
6 juin, 12 h 35 Le char part vers les grottes de Ptolémée : Wolff, Haddock, Tintin, Milou ; stalactites, glace Journal de bord, reproduit p. 32
6 juin, heure non consignée Tentative de Jorgen ; la fusée endommagée ; réparations estimées à 4 jours Adaptation, p. 41–43 ; l’estimation p. 48 ; placée à 16 h 52 dans le registre d’oxygène de la Section
6 au 9 juin Réparations : 72 heures ; le char et les instruments d’optique restent sur la Lune Adaptation, p. 50
9 juin, 16 h 52 Décollage de la Lune, 7 à bord Journal de bord, reproduit p. 50
9 juin, vol retour Jorgen tué dans la lutte ; Wolff quitte la fusée ; dernière bonbonne ; pilote automatique Adaptation, à partir de la p. 50 ; heures approximatives : registre d’oxygène de la Section
9 juin, vers 20 h 28 Atterrissage à Sbrodj ; l’équipage ranimé Adaptation, p. 58–62 ; l’heure : reconstitution de la Section astronautique, d’après sciences.amatheurs.fr
Les pages renvoient à l’adaptation d’Hergé, On a marché sur la Lune, édition française ; la pagination est la même dans l’édition anglaise. Journal de bord : celui du professeur Tournesol, dont l’adaptation reproduit des extraits.
Compilation : Section astronautique, Centre de Recherche Atomique de Sbrodj