Elles accompagnent Le Triomphe lunaire, une nouvelle page historique qui retrace le programme depuis les premières fusées expérimentales lancées sur le polygone de Sbrodj jusqu’à l’alunissage dans le cratère Hipparque, l’expédition vers Ptolémée et le périlleux retour sur Terre.

Les archives photographiques sont fragmentaires. L’équipage est revenu ; la plupart de ses pellicules, non. Le rapport technique de 1952 fait état de films fortement voilés au retour, envisage deux causes: le rayonnement cosmique ou des interférences provenant des installations électromagnétiques de la fusée. La conclusion: cause indéterminée. Une douzaine de clichés endommagés subsistent à Sbrodj. Six sont présentés ici.

En complément de ces archives, la Section astronautique de Sbrodj a réalisé une série de visualisations et de reconstitutions interactives. Le lecteur peut examiner en trois dimensions la fusée, haute de près de 75 mètres, et le char lunaire, localiser le site d’alunissage dans Hipparque, suivre la trajectoire de l’astéroïde Adonis et refaire le calcul d’oxygène du professeur Tournesol. Après le sabotage du colonel Jorgen, ce calcul détermina les dernières heures de la mission. Une concordance met enfin chaque entrée du journal de bord en regard de la page correspondante de l’adaptation d’Hergé.

Ensemble, ces documents et reconstitutions constituent le compte rendu le plus détaillé publié à ce jour par le Consulat sur les événements du 3 au 9 juin 1952, une entreprise dont les Syldaves se souviennent simplement comme du Triomphe lunaire.