Le Sceptre d'Ottokar suit l'objet d'après les Archives royales, en quinze chapitres : le coup de sceptre dont Ottokar IV, qui régna de 1360 à 1389, terrassa Staszrvitch ; la Garde du Trésor de Kropow, où le Sceptre est conservé depuis le règne de Muskar VII ; la crise de succession de 1937–1938 ; puis les journées de juillet 1938, heure par heure, du voyage vers la Syldavie au vol du 11 juillet.

Le dossier montre comment les conjurés du Z.Z.R.K. comptaient forcer Muskar XII à abdiquer, comment le Sceptre quitta la salle du Trésor au moyen de l'appareil photographique truqué de Czarlitz, et comment Tintin le rapporta à Klow à temps pour la Journée du Sceptre, le 15 juillet 1938. Une planche interactive reconstitue les essais de l'enquête de 1938, et le Sceptre lui-même peut être tourné en trois dimensions.

Couverture de l'édition syldave
Dze Szepter fan Ottokâr - édition syldave du Sceptre d'Ottokar (ed. Pelikancz)

Le dossier s'attarde sur l'adaptation d'Hergé, et pour cause : c'est l'album qui a fait connaître la Syldavie au monde. Le dessinateur belge a adapté et dramatisé les événements de juillet 1938, et c'est le plus souvent par son récit, traduit dans des dizaines de langues, que l'on découvre le Royaume hors de ses frontières. Le dossier montre ce qu'il a gardé, ce qu'il a changé d'une édition à l'autre, et d'où viennent ses images. Le Royaume a d'ailleurs sa propre édition, en syldave.

Le dossier couvre enfin les années de guerre, pendant lesquelles le Roi garda le Sceptre en lieu sûr, et le second vol, en 2011, lorsque le Sceptre revint par l'entremise des services de renseignement, selon des modalités jamais rendues publiques.

C'est désormais la référence du Consulat sur le Sceptre et sur les événements de 1938.